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Sa voiture cache un menu secret accessible depuis l’écran : voici pourquoi il aurait préféré ne jamais le découvrir

Sa voiture cache un menu secret accessible depuis l'écran : voici pourquoi il aurait préféré ne jamais le découvrir

Un automobiliste américain a mis au jour, sur sa compacte récente, une série de menus cachés sur l’écran central. Ce qu’il y a trouvé l’a autant rassuré qu’agacé.

En racontant son expérience au site technologique américain Tom’s Guide, ce propriétaire de Honda Civic, aux États‑Unis, met le doigt sur un sujet qui concerne désormais presque tous les conducteurs : nos voitures modernes ressemblent de plus en plus à des ordinateurs, avec leurs réglages, leurs bugs… et parfois leurs menus secrets.

Une Honda Civic qui se comporte comme un ordinateur

Le témoignage rapporté par Tom’s Guide commence de manière très classique. L’auteur, à la recherche d’une voiture d’occasion, passe des mois à consulter des avis, vérifier des historiques de véhicules et multiplier les essais avant de s’arrêter sur une Honda Civic Si. Une berline compacte sportive, récente, équipée d’un système multimédia avec écran tactile au centre du tableau de bord.

Une fois la voiture achetée, il veut tout comprendre : à quoi servent les boutons, comment régler les différentes fonctions, comment organiser l’interface. Il s’attend à y passer un week‑end. Plusieurs semaines plus tard, il ne maîtrise toujours pas des opérations basiques, comme afficher l’horloge ou déplacer des icônes sur l’écran d’accueil.

Le problème ne vient pas d’un manque de curiosité, mais de la nature même de la voiture. La Civic qu’il conduit, explique‑t‑il, est « plus un ordinateur qu’une voiture » par rapport à ce qu’il a connu jusque‑là. Pour la première fois, il doit composer avec un système d’exploitation embarqué, loin des traditionnels boutons physiques.

Un « menu secret » caché derrière une combinaison de gestes

Face à ses difficultés, le conducteur se tourne vers internet. En cherchant sur Google comment mieux configurer son écran, il tombe sur des tutoriels et des vidéos consacrés… à un « menu secret » de l’infotainment Honda.

Ce menu n’apparaît nulle part dans l’interface standard. Pour l’ouvrir, il faut enchaîner une suite précise d’actions sur l’écran et certains boutons, une séquence digne d’un code de triche de jeu vidéo.

Dans son récit, l’automobiliste compare cette manipulation à une incantation : à la fin du « sort », ce n’est pas un démon qui apparaît, mais un menu Android caché derrière l’interface constructeur.

Ce premier menu secret n’est pas purement technique. Il ne sert pas seulement aux garagistes ou aux ingénieurs. Il regroupe aussi des réglages et des options que de nombreux conducteurs seraient susceptibles d’utiliser au quotidien.

Des fonctions utiles cachées à tous les conducteurs

Une fois ce menu caché ouvert, le propriétaire découvre plusieurs fonctions immédiatement exploitables :

  • des fonds d’écran animés préinstallés pour personnaliser l’interface ;
  • la possibilité de charger ses propres images via une clé USB ;
  • un réglage de taille de police pour agrandir ou réduire le texte à l’écran ;
  • des commandes pour activer ou désactiver le Wi‑Fi et le Bluetooth de la voiture.

Autrement dit, des réglages esthétiques et de confort, mais aussi des paramètres de connectivité de base. Des éléments que beaucoup d’automobilistes s’attendent à trouver logiquement dans les menus classiques.

Les fonctions les plus pratiques, comme la taille des caractères à l’écran ou la gestion du Bluetooth, ne sont accessibles qu’à condition de connaître une manipulation réservée, dans les faits, aux passionnés et aux techniciens.

Cette découverte énerve autant qu’elle soulage l’intéressé. Soulagé, car il comprend enfin comment exploiter sa voiture comme il en a envie. Agacé, parce qu’il estime que ces options ne présentent pas de risque évident pour un conducteur et n’ont pas de raison d’être dissimulées.

Un deuxième menu encore plus caché, réservé aux réglages sensibles

L’histoire ne s’arrête pas à ce premier niveau secret. En fouillant davantage, le conducteur tombe sur un second menu, encore plus enfoui, ouvert là aussi grâce à une combinaison précise de boutons.

Cette fois, l’interface change de nature. Le menu affiche des outils de diagnostic et de contrôle destinés clairement à un usage professionnel : vérification des bus de communication internes de la voiture (systèmes F‑CAN et B‑CAN, des réseaux électroniques qui relient les différents calculateurs), tests des haut‑parleurs, contrôle de l’affichage, modes techniques spécifiques.

Ces options permettent, par exemple, de vérifier si les différents modules du véhicule sont bien connectés et communiquent correctement entre eux. Une manipulation maladroite dans ces menus peut perturber le fonctionnement du système et exiger une intervention dans un atelier.

Le propriétaire reconnaît que ces outils de diagnostic doivent rester difficiles d’accès : les modifier sans formation peut dérégler l’électronique ou les aides à la conduite.

C’est dans ce deuxième niveau qu’apparaît une passerelle vers un troisième espace caché, encore plus discret, dans lequel il devient possible de charger des applications Android sous forme de fichiers .apk via USB. Une fonctionnalité avancée, séduisante pour les utilisateurs les plus technophiles, mais totalement invisible dans le mode d’emploi classique.

Pourquoi ces fonctions sont‑elles cachées par le constructeur ?

L’automobiliste l’exprime clairement dans Tom’s Guide : il se déclare aujourd’hui beaucoup plus satisfait de son achat, maintenant qu’il a accédé à tout le potentiel de son système multimédia. Il reste, en revanche, désorienté par le choix du constructeur de cacher autant d’options pratiques.

Plusieurs raisons, fréquemment évoquées par les spécialistes, peuvent expliquer ces menus dissimulés dans les véhicules modernes :

  • Limiter les risques pour la sécurité routière : certains constructeurs préfèrent restreindre les distractions possibles. Un fond d’écran animé ou des réglages complexes peuvent détourner l’attention, surtout s’ils sont modifiables en roulant.
  • Éviter les erreurs de manipulation : un menu trop riche effraie une partie des conducteurs et augmente les appels au service client. Cacher certains réglages réduit ce risque.
  • Garder la main sur l’écosystème logiciel : permettre officiellement l’installation d’applications tierces poserait des questions de sécurité informatique, de droits d’auteur et de responsabilité en cas de bug.
  • Réserver certaines fonctions aux professionnels : les menus de diagnostic sont généralement conçus pour les concessionnaires et réparateurs, avec des procédures spécifiques.

Dans le cas décrit par Tom’s Guide, la critique vise surtout le mélange entre deux logiques : d’un côté, des outils techniques avancés, qui justifient un accès caché ; de l’autre, des options de personnalisation et de confort, qui auraient vocation à figurer clairement dans les menus accessibles à tous.

Ce que cette histoire change pour les conducteurs français

En France aussi, de nombreux véhicules modernes, notamment les modèles récents de constructeurs généralistes, embarquent des systèmes multimédias complexes basés sur des logiciels de type Android ou équivalents. Il n’existe pas de règle unique : chaque marque conçoit sa propre interface.

Les conducteurs français se retrouvent face à des problématiques similaires :

  • multiplication des écrans tactiles et réduction des boutons physiques ;
  • arborescences de menus parfois difficiles à comprendre ;
  • mises à jour logicielles pouvant modifier l’emplacement de certains réglages ;
  • fonctionnalités avancées parfois réservées aux concessions via des menus cachés.

Les constructeurs disposent en général d’un « mode service » ou « mode diagnostic », accessible via une suite d’actions, réservé au réseau après‑vente. Ce mode permet, comme sur la Civic américaine évoquée par Tom’s Guide, de tester les capteurs, les haut‑parleurs ou encore les systèmes de communication interne.

En France, les équivalents des systèmes F‑CAN ou B‑CAN restent invisibles au conducteur lambda. Ils sont gérés par le calculateur et contrôlés via des valises de diagnostic utilisées par les mécaniciens dans les ateliers de marque ou les garages indépendants.

Peut‑on chercher soi‑même les menus cachés de sa voiture ?

Certains passionnés d’automobile ou d’électronique aiment fouiller dans les systèmes embarqués afin de repérer des fonctions masquées ou non documentées. On trouve, sur des forums spécialisés ou des vidéos en ligne, des combinaisons de touches similaires à celles décrites dans le cas de la Honda Civic.

Cette pratique comporte néanmoins plusieurs risques, que les professionnels rappellent régulièrement :

Action Conséquence possible
Modifier un paramètre dans un menu de diagnostic Comportement anormal de l’interface ou d’une aide à la conduite, nécessitant un passage en atelier
Installer une application tierce non prévue par le constructeur Ralentissements, bugs, voire blocage du système multimédia
Désactiver sans le vouloir un module réseau interne Perte d’information entre certains calculateurs, allumage de voyants au tableau de bord

Les constructeurs automobiles conçoivent aujourd’hui leurs véhicules comme des ensembles électroniques complexes, où chaque module communique avec les autres via des bus de données. Intervenir sans formation dans ces parties cachées revient à modifier un réseau informatique sans plan d’ensemble.

Vers des voitures toujours plus personnalisables… mais contrôlées

L’exemple rapporté par Tom’s Guide illustre une tension croissante dans le secteur automobile : les conducteurs souhaitent une interface configurable, proche de celle d’un smartphone, alors que les constructeurs restent prudents pour des questions de sécurité et de responsabilité.

Dans la Civic américaine évoquée, la possibilité de changer les fonds d’écran ou de régler la taille des polices montre qu’un niveau de personnalisation existe, mais reste volontairement cantonné à un espace réservé. La capacité à installer des applications Android via des fichiers .apk, cachée dans un menu encore plus profond, tranche avec la prudence affichée dans l’interface visible.

Pour un automobiliste français, l’expérience décrite peut servir de rappel concret : bien des fonctions de sa voiture sont logicielles, parfois limitées par choix du constructeur, parfois cachées dans des menus destinés à l’atelier. La marge de manœuvre reste encadrée, notamment pour ne pas compromettre l’homologation du véhicule ou la conformité de ses aides à la conduite.

À mesure que les voitures deviennent plus connectées et reçoivent des mises à jour « over the air » (à distance), la question de l’accès aux réglages avancés va continuer de se poser. Entre la frustration de certains conducteurs passionnés de technologie et la prudence des constructeurs, les menus secrets, eux, n’ont sans doute pas dit leur dernier mot.

Questions fréquentes

Comment accéder au menu secret de la Honda Civic ?

L'article ne précise pas la combinaison exacte de gestes et de boutons, la comparant seulement à un code de triche vidéo. La manipulation reste réservée aux utilisateurs qui découvrent les tutoriels en ligne.

Quelles fonctions utiles sont cachées dans le premier menu secret ?

Les fonds d'écran animés, la possibilité de charger ses propres images, l'ajustement de la taille de police, et les commandes pour activer ou désactiver le Wi-Fi et le Bluetooth de la voiture.

Pourquoi les constructeurs cachent-ils ces menus ?

Pour limiter les distractions et la sécurité routière, éviter les erreurs de manipulation et appels au service client, garder le contrôle de l'écosystème logiciel pour des raisons de sécurité informatique, et réserver les outils de diagnostic aux professionnels.

Quel risque représente le deuxième menu caché ?

Il contient des outils de diagnostic destinés aux ateliers (vérification des bus CAN, tests techniques). Une manipulation maladroite peut perturber le fonctionnement du système et exiger une intervention professionnelle.

Cette problématique concerne-t-elle d'autres marques automobiles ?

L'article mentionne que de nombreux véhicules modernes, notamment les modèles récents de constructeurs généralistes, embarquent des systèmes multimédias complexes similaires, mais ne détaille pas d'autres marques spécifiques.
Delmart Daniel

Daniel Delmart est passionné par l'univers de l'automobile et de la moto. Curieux des nouveautés, des évolutions du secteur et des innovations technologiques, il partage des actualités, des conseils pratiques et des découvertes pour accompagner les passionnés comme les conducteurs du quotidien.

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